C'était dans les cris de ta douleur que j'avais poussé mon premier vagissement. En dépit encore de la fièvre puerpérale, tu m'avais vu naître, la joie égayant ta face soulagée. Au pucier puéril, c'était alors parti pour une longue odyssée affective, nourrie comme une partie de toi de ton sein opulent et entretenue par tes mamours attentionnés, giron de tendresse onctueuse et combien fusionnelle perpétuant pour de bon le lien ombilical. Puis vaillante, tu avais fermé les portes de la misère et du besoin avec ton regard qui luisait de sûreté, en dépit de tous les soucis et de toutes les pénuries matériels qui assiégeaient tel un ogre insatiable notre modeste foyer. Tu étais là pour moi, pour chasser mes peurs, me bercer dans mes rêves, façonner mes désirs et irradier de lumières mon cercle d'attentes. À ma scolarité, accompagné par ton conseil rigoureux et malgré ta carence instructive, tu avais veillé sur mon enseignement comme un ange au savoir illimité.
Je me souviens que tu avais bien accompagné mon enfance et nous étions, sans porter d'attention sur nos genres, des bambins heureux et insoucieux, partageant le même antre d'affection dans une complicité quasi fusionnelle. Sans cesse tu me procurais une fine douceur et une rassurante protection quand tu es mon aînesse, et tu sollicitais mon aide défensive et mon conseil désintéressé quand tu es ma cadette. Tu étais là encore en parfum féminin qui exalte de grâce mirifique notre famille soudée par la diversité. En dépit de la tradition qui tu étouffais, tu a une place de choix de l'être merveilleusement aimable méritant toutes les attentions, dans mon cœur bien comblé par ton existence.
Quand tu es arrivée chez moi, tu étais cette moitié venue combler mon cœur d'amour et de sentiments, purs et éthérés. L'âme sœur tant attendue et très admirée que l'on cherchait pour bâtir le foyer conjugal parfumé de passion, de partage, d'entente et d'attachement. Celle que j'aime et je chéris dans une fusion sentimentale et charnelle que nous avions jurée éternelle. Pour le meilleur et pour le pire, tu es mon soutien comme je suis ton ange gardien. Dans tes yeux pétillants, je lis de la passion amoureuse et de l'amour passionné. Encore, tes gestes ourlés de finesse me cajolent de combien de tendresse. En harmonie dans nos sentiments, nous avons cimenté notre union par d'adorables anges qui nous rattachent davantage l'un à l'autre.
Quand tu avais poussé ton premier cri, j'étais très excité pour courir à ta rencontre et à faire ta connaissance en papa heureux. Dans mes bras, c'était le contact de l'amour, c'étaient encore des moments de joie indescriptible. Ton sourire angélique m'était un plaisir paradisiaque et une élégance éternelle. Le jour aussi, où tu avais prononcé pour la première fois ce petit mot de papa dans une musicalité magique, m'était le fondement indéracinable d'une relation affective et prometteuse. Depuis tu meubles la vie d'un paternel te considérant avec fierté, partant pour tisser une amitié combien conviviale et très complice. Je te vois grandir, mûrir, mais dans mon cœur envahi de tendresse paternelle tu es toujours la petite chouchoute que j'adore.
Femme, que tu sois mère, sœur, épouse ou fille, je t'aime pour toutes les joies que tu me procures.
Zoubir Zerarga, écrivain.


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