vendredi 30 octobre 2020

« Meurtre scientifique » le nouveau roman de Zoubir Zerarga.

 

Meurtre scientifique est le nouveau roman, un thriller policier de Zoubir Zerarga, primé le 24 octobre dernier à Paris à l’occasion de la cérémonie de la huitième édition de la journée du manuscrit francophone dans la catégorie roman policier.

 

Récit d’actualités à fortes sensations où le suspense tient en haleine dans une tension narrative provocante, l’auteur a séduit par son nouveau thriller le jury composé de Michel Dansel, poète et écrivain français, Keltoum Deffous, poétesse algérienne, lauréate du prix poésie de la sixième édition année 2018, Julien Kilanga, linguiste de la langue française et écrivain congolais, pour lui décerner le ce prix mérité pour la valeur du travaillé effectué. 



Première œuvre dans ce genre littéraire, l’auteur inspiré par la pandémie ravageuse qui frappe actuellement le monde entier, a construit la trame de son récit autour des agents pathogènes modifiés en laboratoire. Provoquant mort d’homme, le lieutenant Lara Bella, policière ayant trop vu, mais dominée par l’amour de l’argent et bien introduite dans le milieu ripou de la police, enquête sur la mort suspecte d’un virologue de surcroit patron d’un labo de génie génétique et biochimie. Habituée aux négociations souterraines, Lara attend qu’on lui propose comme à l’accoutumée un marché alléchant pour arranger l’enquête selon la convenance de ses clients, « barons de la biochimie et du génie génétique, dont les informations qui courraient à leur sujet, rapportaient que plusieurs chercheurs ripoux, dans une audace scientifique immorale et sans éthique, étaient en course effrénée pour tirer lucre de cette filiale rapidement pervertie en activité juteuse et rentière. » . Mais cette fois la donne a changé. En contrepartie de la somme astronomique d’un milliard de billets de banque proposé, on a demandé au lieutenant Bella de liquider plusieurs personnes impliquées dans l’enquête. Cependant face à cette folle demande, la policière, en débit de son avidité pécuniaire, récuse l’acte de tuer. Prise alors dans le dilemme de l’argent et du sang, elle sombre dans une mélancolie morbide la poussant vers le choix douloureux du parti de la mort.

Le romancier ose l’écrire sans ambages pour dire la douleur qui s’empare de l’humain lorsqu’il est soumis à l’emprise maléfique de ses semblables. Lorsque dans l’exercice de sa fonction, les forces du mal le contraint au pire des chantages. « L’existante, avec ses hauts et ses bas, n’est pas toujours une partie de plaisir. La magouille et les voies souterraines ont pris le dessus sur mon âme pourtant avertie pour fixer mes actes dans le milieu fangeux du gain facile. Grave encore, à mon avidité pécuniaire on oppose cette fois-ci le meurtre et le sang dans une folle demande qui m’a été destinée. Le seuil franchi par cette exigence inacceptable que j’abomine déjà, a provoqué une cassure irréparable en moi, poussant sans tarder mon âme à sombrer dans une mélancolie morbide. J’ai ainsi mal dans mon esprit et dans mon cœur, tous les deux égarés entre l’amour de l’argent et l’horreur du sang. »  

Dans ce récit à forte dose contestataire, l’auteur, comme marqué par la déchéance actuelle qui inverse les valeurs, ne manque pas de mettre à nu certains agissements contraires aux principes humains dans lesquelles l’homme se reconnait altruiste et juste. « Devant tant de comportements répulsifs où le lucre prime sur l’intérêt humain, la plaie morale me devient plus profonde et plus terrible qu’aucun remède quel qu’il soit tonique ne peut me soulager, excepté la délivrance qui me viendra de la mort, mon ultime volonté. »

 Zoubir Zerarga est déjà auteur de deux romans, le Montagnard au grand nez, édité en Algérie, Amour, exil et destin, d’un recueil de poésie portant le titre « Hymnes », tous les deux édités en France chez Editions du net.

 

R.A,
30 octobre 2020.

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